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LA VOIX DE NOSTERPACA

PROJET DE LIGNE NOUVELLE PROVENCE CÔTE D’AZUR

16 Janvier 2013 , Rédigé par nosterpaca Publié dans #DOCUMENT

Communiqué de presse du Préfet de région : consensus entre tous les partenaires pour faire de ce projet un acte fort au profit de la mobilité régionale.

 

Le comité de pilotage* du projet de ligne nouvelle Provence Côte d’Azur s’est réuni mercredi 9 janvier 2013 à la préfecture de région Provence-Alpes-Côte d'Azur sous la présidence d’Hugues PARANT, préfet de région, en présence des représentants élus des différents cofinanceurs.

Le président de la Région Provence-Alpes Côte d'Azur, Michel VAUZELLE, ainsi que celui de la Métropole Nice Côte d’Azur, Christian ESTROSI, participaient à cette rencontre.

Le comité de pilotage a pris acte des avancées de l’année 2012, marquée par un important travail de remise en ordre du projet à partir de la prise en compte des résultats de la concertation publique de 2011, et des enseignements issus des rencontres avec les élus et les associations, conduites depuis juillet 2012, sous l’égide des préfets des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes Maritimes.

 Les membres du comité ont également pris connaissance du sondage IFOP mené en septembre 2012 dans les trois départements concernés, qui indique que 82 % des habitants de la Région soutiennent un projet de ligne nouvelle qui satisferait à leur besoin de mobilité quotidienne.

Les cofinanceurs ont unanimement réaffirmé leur volonté conjointe de réaliser un grand projet ferroviaire national pour être à la hauteur des enjeux de mobilité des trois métropoles littorales de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et ont unanimement décidé d'une organisation permettant d'éclairer le travail de la Commission "mobilité 21 " chargée par le gouvernement d'apprécier les projets inscrits au SNIT.

Le projet de ligne nouvelle doit répondre à plusieurs objectifs :

· satisfaire les besoins de déplacements du quotidien (capacité, fiabilité),

· offrir des liaisons rapides entre les métropoles de l’arc méditerranéen et du grand sudest de la France,

· désenclaver l’Est de la région.

Les participants ont rappelé que le projet devait prendre en considération le développement de l’intermodalité des gares de la ligne nouvelle avec les autres réseaux de transports (TER, tramways, parkings relais, …) ainsi que transport de marchandises.

Le comité de pilotage a adopté le principe d’un phasage de la réalisation de la ligne nouvelle en différentes tranches fonctionnelles, à dimensionner en cohérence avec les capacités contributives des cofinanceurs.

 

Les premières analyses concernant ce phasage ont été livrées aux membres du COPIL. Elles  ont été élaborées à partir de 4 critères :

- "Déverrouiller" les transports du quotidien dans les secteurs où le réseau ferroviaire est le plus saturé ;

- Accélérer les connexions avec les réseaux ferroviaires qui progressent rapidement tant en Italie qu’en Espagne.

- Permettre une liaison rapide entre les grandes agglomérations de la Région ;

- Réduire les coûts et les étaler dans le temps selon l'urgence des phases.

Le COPIL a pris acte des conclusions de cette analyse qui conduisent à privilégier le démarrage de cette ligne simultanément à partir des 2 agglomérations niçoise et marseillaise

Le comité de pilotage a mandaté réseau ferré de France (RFF) pour étudier différentes possibilités et formuler, dans les prochaines semaines, des propositions consensuelles à l’attention des cofinanceurs.

Elles devront notamment prendre en compte :

· l’indispensable augmentation de la capacité du réseau ferré de Marseille, Toulon et Nice afin de dé-saturer ces noeuds ferroviaires,

· l’amélioration des temps de parcours sur l’ensemble des trajets,

· la poursuite des études pour la mise au gabarit du tracé Nice Aéroport – Vintimille pour un raccordement à la LGV italienne

 

*le comité de pilotage réunit les co-financeurs que sont l’Etat, l’Union Européenne, le conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, les conseils généraux des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône et du Var, la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole, la métropole Nice-Côte d’Azur, les communautés d’agglomération du Pays d’Aix et de Toulon-Provence-Méditerranée, et réseau ferré de France (RFF).

 

 

Commentaires NOSTERPACA :

En positif, la définition de priorités élaborées sur la base de critéres apparaît comme une grande première en région Provence Alpes Côte d'Azur. Allons-nous enfin raisonner en terme d'intérêt général plutôt que de défendre une parcelle de territoire ?

Les avancées sont notables mais il reste des marges de progrès.

Dire les faits dans leur réalité par exemple, pourquoi parler de LGV italienne alors que l'aménagement de Gênes-Vintimille est une infrastructure classique avec une vitesse certes élevée mais limitée à 200 km/h, ce qui n'en fait pas une LGV ... ? Il faudra également surveiller de près les agissements de RFF dont certaines options présentées au COPIL peuvent susciter des questions sur les objectifs poursuivis : par exemple la quatrième voie Marseille-Aubagne.

NOSTERPACA rappelera également que la Provence c'est plus que Marseille-Toulon et que des aménagements doivent être envisagés entre Avignon et Marseille.

Mais l'essentiel sera de réengager la discussion sur une base permettant d'envisager des réalisations concrètes à moyen terme. Il semble que le communiqué de la préfecture ouvre cette perspective ....

 

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S.P 23/01/2013 11:49

Pourquoi parler "d'aménagement" de Vintimille-Gênes alors qu'il s'agit d'une infrastructure totalement nouvelle ?
Pourquoi avoir une allergie à l'évocation des 3 lettres L.G.V ou s'horrifier de la très grande vitesse quand il n'en a jamais été question ? Et surtout sachant que l'écrasante MAJORITÉ de la
population souhaite ce projet LGV, et met au rang numéro 1 des priorités les gains de temps de parcours. Pourquoi chercher à plaire à une infime minorité d'opposants qui de toute façon, grande
vitesse ou pas, resteront opposés à toute nouvelle ligne de chemin de fer ?
Et en conséquence, pourquoi rendre moins efficace le projet (par exemple sur le temps de parcours Marseille Nice en 1h20 au lieu de 1h qui fait perdre 10% de part de marché face à la voiture et 2
millions de passagers annuels
) avec le risque ÉNORME que rien du tout ne soit retenu ?
Place au réalisation concrète de moyen terme effectivement : la seule section qui pourrait être retenue est celle où il n'a pas été cédé aux caprices de la petite vitesse, entre Le Muy et Nice, la
seule qui permettra un gain de temps substantiel avec Marseille-Nice en 1h30. Le reste devra être revu car il faudra ramer pour justifier les dépenses faisant gagner les 10 dernières minutes...
Une constatation d'ordre général : tous les projets qui ont fait de l'idéologie de la petite vitesse sont dans la nasse (exemple : Rhin Rhone sud). Notre région ne mérite pas d'être dans la nasse
ni devenir une réserve d'Indiens. Elle mérite que 2 grandes villes, Marseille et Nice, distantes de 158km à vol d'oiseau puisse être reliées en moins d'une heure par le train. Et c'est ainsi qu'on
pourra développer les TER, pas en inversant ou supprimant les priorités.

nosterpaca 31/01/2013 07:24



La ligne de Gênes à Vintimille est en partie encore à voie unique, son doublement est en cours sur certaines sections, partiellement en ligne nouvelle, avec une vitesse maximale de 200
km/h.