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LA VOIX DE NOSTERPACA

Comité de suivi des dessertes ferroviaires des lignes Paris-Briançon et Paris-Nice

11 Décembre 2022 , Rédigé par La voix de NOSTERPACA Publié dans #DOCUMENT

Le comité de suivi des dessertes ferroviaires des lignes Paris-Briançon et Paris-Nice s'est déroulé en visioconférence le 09 décembre. Le document support de présentation est en PDF en fin d'article.

Michel Vuillermoz, référent NOSTERPACA pour les départements 04 et 05, nous livre son retour :

 ..... J’ai pu exprimer mes réserves concernant l’extrême fragilité de la liaison vers ( ou depuis ) Briançon ainsi que l’inadaptation de la substitution par car et l’impérieuse nécessité de « blinder » la circulation de ce train.

Le déni de confiance sur ce service a été appuyé par plusieurs interlocuteurs dont un ministre (Joël Giraud) qui était présent lors de la visioconférence.

Les dysfonctionnements récurrents sont le fait notamment d’imprévision de solutions alternatives lors des études dites PV0 qui ont lieu 2 ans avant les travaux et qui permettent d’analyser les impacts des travaux mais aussi de prévoir suffisamment en avance les moyens nécessaires à assurer la continuité des services.

Il se trouve que du côté de SNCF Voyages, pour des raisons probablement budgétaires mais qui nous sont présentées comme une carence d’engins thermiques, il n’est pas étudié une solution via Roanne lors des travaux sur l’artère impériale en amont de Lyon. Or, la CMR (Cellule Matériel Réformé) pourrait mettre à disposition des activités des machines compatibles (BB67400) dont elle dispose, voire même des conducteurs.

Ce fut l’occasion aussi de montrer du doigt, une autre société du groupe : SNCF Réseau.

Entreprise qui traîne les pieds à autoriser des circulations via Pertuis ou via Grenoble pour des raisons qui relèvent du manque de personnels (agents circulation) aptes à la sécurité sur les axes concernés.

Il a même été indiqué par son représentant :

  • qu’une circulation via Lus la croix haute nécessiterait des ouvertures où il faudrait engager 6 agents de plus,
  • qu’un passage par Pertuis faisait arriver les trains à 11H à Briançon.

L’aspect technique des BB75000, qui sont jugées agressives pour les parcours sinueux et qui sont , en partie la raison de travaux supplémentaires sur l’axe Valence – Veynes, a été évoqué à mi mots pour une circulation sur Grenoble -Veynes.

 Il faut pointer l’incurie de SNCF Réseau à avoir une politique RH suffisamment attrayante pour ces personnels spécifiques. Je me suis permis d’enfoncer le clou en soulignant que SNCF Réseau, avait donné congé à celles et ceux qui étaient en poste sur la ligne Grenoble Veynes, six mois avant la fermeture pour travaux en leur demandant de se trouver un job ailleurs ... !

J’ai insisté fortement sur la nécessité d’une offre fiable et permanente sur ce secteur qui ne dispose pas d’autre moyen pour se déplacer hors du massif sur longue distance, contrairement à la branche « niçoise » qui offre d’autres solutions ferroviaires ou aériennes !

Nos interlocuteurs de la préfecture ont bien noté cette spécificité et ont donné comme éléments de fin d’entretien, le fait qu’ils appuieraient notre demande à ce que les alternatives en cas de travaux soient bien des alternatives ferroviaires et non routières.

Joël Giraud a appuyé également pour la remise en place de moyens par l’Italie ou par Modane.  
NOSTERPACA souhaite faire sauter le verrou imposé :

- par SNCF Réseau sur les deux itinéraires de contournement au sud de Lyon  

- par SNCF Voyages qui se dit dans l’incapacité d’obtenir du matériel thermique durant les périodes de travaux au nord de Lyon en ce qui concerne l’itinéraire par Roanne.

Les travaux prévus en 2023 vont encore impacter les circulations entre Valence et Veynes durant les mois de février et mars en semaine (voir document joint).

Pêle-mêle durant les entretiens sont ressortis :

  • le défaut capacitaire en raison de la réalisation d’un train à deux tranches en dehors des vacances scolaires, ce qui limite la tranche vers Briançon à 7 voitures (insuffisant). L’impact se fait particulièrement ressentir entre janvier et fin avril.
  • les retards (dont les causes sont aussi le manque de moyens et d’organisation en cas d’aléas – ce qui ne transparaît pas dans le document)
  • le problème des tarifs nationaux qu’il est pratiquement impossible d’appliquer si l’aller ou le retour ne se font pas par le train de nuit ( TER + TGV via Valence)

Côté Nice, le train de nuit a trouvé sa vitesse de croisière avec un taux d’occupation satisfaisant. La régularité y est bien meilleure malgré quelques travaux sur le parcours. Les suppressions ou retard y sont moins nombreux que sur Briançon." 

Comité de suivi des dessertes ferroviaires des lignes Paris-Briançon et Paris-Nice

Support de présentation CDSF Paris-Briançon Paris Nice 09 décembre 2022

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