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Manque à gagner

2 Mai 2020 , Rédigé par La voix de NOSTERPACA Publié dans #DOCUMENT

À partir du 11 mai, la SNCF devrait faire rouler 50 à 60 % des TER et Transiliens, puis 75 % à la fin du mois de mai, et avec l'objectif de 100 % « tout début juin ».

Elle pourra donc de nouveau vendre des billets mais avec une limitation drastique de ses capacités : celle qui consiste à respecter les règles de distanciation à l'intérieur des rames.

Le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, a fait les comptes :

Entretien France-Inter : Coronavirus : deux milliards d'euros de manque à gagner pour la SNCF, annonce Jean-Pierre Farandou

"Il n'est pas anormal de réfléchir à un plan d'aide pour la SNCF", a affirmé sur France Inter le PDG de la SNCF, touchée de plein fouet par la crise sanitaire.

L'épidémie de coronavirus a de grandes répercussions sur les finances de la SNCF. Le groupe a perdu "à peu près 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires", a expliqué samedi 2 mai sur France Inter Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF. "Ce sont des chocs importants, mais la maison tient bien."

"Le moment venu, nous en parlerons avec notre actionnaire principal qui est l’État. Il faudra qu'on en parle parce que les déficits se creusent et la dette va augmenter", a expliqué le PDG de la SNCF. Depuis le début du confinement, la compagnie ferroviaire ne fait plus circuler qu'environ 3 000 trains en moyenne par jour ouvrable, "contre un programme nominal de 15 000 convois quotidiens", indiquait Les Échos le 16 avril dernier. Au total, la SNCF a perdu 3 milliards d'euros : 2 milliards avec la crise du coronavirus et un milliard avec les mouvements sociaux contre la réforme des retraites qui ont eu lieu avant le confinement, a annoncé son PDG.

Des suppressions de postes envisagées

Jean-Pierre Farandou assure qu'il va "essayer d'amortir le choc au maximum". "Nous allons réduire les investissements, serrer les coûts de fonctionnement, jouer sur le fonds de roulement, a-t-il ajouté. Le management va prendre les décisions normales de gestion de crise."

"L'emploi c'est une vraie question, a-t-il affirmé, j'ai commencé à m'en ouvrir auprès des organisations syndicales. Si la reprise est lente et que nous produisons moins de trains que par le passé, il ne sera pas anormal ou illogique d'ajuster le niveau d'emploi au volume d'activité. Il est encore trop tôt pour calibrer les chiffres, mais la thématique est sur la table et nous l'examinerons le moment venu en toute transparence avec les organisations syndicales."

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