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LA VOIX DE NOSTERPACA

Signature du volet mobilité du Contrat de Plan État-Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

2 Décembre 2023 , Rédigé par La voix de NOSTERPACA Publié dans #DOCUMENT, #Déplacements du quotidien

Vendredi 1er décembre, le Ministre des Transports Clément Beaune s'est déplacé à Marseille pour signer avec le président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier le volet mobilité du Contrat de Plan État-Région 2023-2027.

L'accord engage un montant de 1,5 milliard d’€ dont une participation de l’État de 385 millions d’€. Il concerne  trains, vélos, bus, réseaux routiers et ports de commerce avec l'objectif d'améliorer et moderniser les mobilités tout en s’adaptant au changement climatique. Qualifié d'historique, il s'articule autour de plusieurs priorités à concrétiser d'ici 2027 :

  • Améliorer le réseau ferroviaire et optimiser l'accès au territoire (431 Millions d'€ dont 384 Millions d'€ pour les voyageurs et 47 Millions d'€ pour le fret)
  • Transformer les infrastructures routières dans le but de favoriser les transports collectifs, la mobilité partagée, la pratique du vélo, et de la marche (166 Millions d'€)
  • Accélérer le développement du vélo (40 Millions d'€)
  • Accélérer la transition écologique et énergétique des ports de commerce (110 Millions d'€)
  • Soutenir les projets et adapter les infrastructures et les services de transport au changement climatique (15 Millions d'€)

La répartition géographique par département concernerait les Hautes-Alpes pour l'étoile ferroviaire de Veynes et des améliorations routières Sisteron- Grenoble ainsi que des études pour la ligne Marseille-Briançon. Pour les Alpes-Maritime, ce serait le RER métropolitain et des travaux pour les vallées. Dans le Var, le RER toulonnais serait concerné ainsi que des études sur les autoroutes ferroviaires.  Dans le Vaucluse, des études seront menées pour la réalisation du RER Métropolitain de l’aire avignonnaise comme pour la métropole Aix-Marseille-Provence. La réouverture aux voyageurs d'Aix-Rognac apparaît comme un chantier prioritaire, d'abord avec le financement de nouvelles études et la perspective, évoquée à l'oral, de la mise en œuvre de travaux.

En outre, un supplément pourrait être obtenu si les JO d'hiver 2030 sont attribués aux Alpes françaises. Les projets concernés ont notamment pour objectif de moderniser les axes routiers principaux, sécuriser les agglomérations traversées et améliorer la desserte ferroviaire des Alpes du Sud. Dans cette perspective, le président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur annonce l'objectif de moins de trois heures pour le parcours Marseille-Briançon.

Crédit photos journal GOMET'Crédit photos journal GOMET'

Crédit photos journal GOMET'

Signature du volet mobilité du Contrat de Plan État-Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Signature du volet mobilité du Contrat de Plan État-Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Signature du volet mobilité du Contrat de Plan État-Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Signature du volet mobilité du Contrat de Plan État-Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Signature du volet mobilité du Contrat de Plan État-Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

Le député Jean-Marc Zulesi était aux côtés du ministre des Transports Clément Beaune, du Président de la région Renaud Muselier et du préfet Christophe Mirmand pour cette signature. Il s'est exprimé sous la forme d'un communiqué de presse dont voici l'essentiel : "C’est un accord important que nous venons de dévoiler. Le volet mobilité était particulièrement attendu. Ce sont près de 1,5 milliards d’euros qui seront investis pour les transports dans la Région. Une augmentation conséquente des crédits tournés vers le ferroviaire et les transports collectifs". Avec cet investissement, l’État confirme sa volonté de concrétiser la décarbonation des mobilités et de réduire les inégalités territoriales. Cet accord répond aux objectifs fixés par la loi d’orientations des mobilités d’améliorer la desserte des villes, territoires ruraux et périurbains et d’accélérer la transition écologique. La part État est passée de 51 millions par an sur le mandat précédent à 77 millions par an, soit une hausse de plus de 50 %. Près de la moitié du CPER est consacré au ferroviaire. Cet investissement historique s’inscrit dans la lignée de la volonté du député de développer les mobilités du quotidien en misant sur le déploiement d’une offre ferroviaire fiable et accessible. Alors que le développement des RER métropolitains a été acté, notamment avec l’adoption de la proposition de loi relative aux Services Express Régionaux Métropolitains écrite et portée par Jean-Marc Zulesi, cet accord vient confirmer la volonté d’investir massivement sur le ferroviaire.

"Cet accord historique est le fruit d’un travail de concertation de l’ensemble des acteurs du territoire. C’est une excellente nouvelle qui donne tout son sens à notre volonté de développer les RER métropolitains et à ma volonté que la réouverture de la ligne Aix-Rognac soit considérée comme un chantier prioritaire. Avec la signature de cet accord, nous actons le financement des études relatives à cette ligne."

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G
Bonjour <br /> <br /> C’est désolant de voir le Conseil Régional de persister dans l’erreur avec la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur, un projet basé sur une vision nihiliste de l’aménagement du territoire dont l’amélioration du réseau TER ne sera que très limitée. Le problème est que ce projet demeure hyper dépendant vis à vis de l’automobile. On va juste aménager des quais pour faire passer quelques TGV et aménager une ligne exclusivement destinée à ceux-ci, dans des gares existantes pour après affirmer que cela permettrait de renforcer le nombre de TER sur la ligne historique de Marseille à Vintimille, ça sera un progrès de courte durée mais très vite, ça va aller vers l’impasse. En cause, le coût exorbitant de la vie de la bande littorale de la PACA vivant entre Nice et Marseille obligeant à l’exode de nombreux urbains vers le moyen, voire le haut pays provençal. Tout cela va entraîner une hausse du trafic routier entre les moyens et haut pays provençaux et le littoral provençal pour prendre le train sur cet axe Nice - Marseille. Par exemple, quand on propose aux usagers voulant se rendre à Paris par TGV, habitant à Sisteron, Digne les Bains ou Manosque, de prendre le bus jusqu’aux gares TGV d’Avignon ou Aix, peut on croire que la majorité d’entre eux vont prendre le bus ? Non ceux ci vont majoritairement prendre la voiture. Il en sera de même avec la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur ou LGV PACA, on sera dans une hyper dépendance à l’automobile.<br /> <br /> Pour éviter cela, il serait préférable de développer de nouvelles lignes ferroviaires à double voie électrique pour mieux desservir le moyen et le haut pays provençal, une meilleure desserte ferroviaire entre Grenoble et Nice via les les Alpes du Sud, à double voie électrique, intégrant à la fois les lignes TER et les grandes lignes. Au 19eme siècle, l’ingénieur dignois Alphonse Eugène Beau avait imaginé une desserte ferroviaire entre Grenoble et Nice passant par la Mure, Gap, Sisteron et Digne, cet itinéraire serait le plus judicieux à réaliser pour de nombreuses raisons dont on va revenir ultérieurement. Il en va de même pour la ligne du Cheval Blanc et du Val de Durance, toutes deux pourraient être mises à double voie électrique afin de permettre de créer une liaison entre Avignon et Nice sans passer par Marseille, mais par les Alpes de Haute Provence où elle rejoindrait la ligne ferroviaire entre Grenoble et Nice au niveau de l’agglomération de Digne les Bains. Il faut séparer le trafic grande ligne au départ ou à destination de Nice de celui au départ ou à destination de Marseille, plutôt que vouloir les traiter ensemble. <br /> <br /> Pour cela, dans un premier temps, on pourrait construire une nouvelle interconnexion ferroviaire à travers les Prealpes de Castellane entre Grasse et à la fois Sisteron et Manosque afin que la ligne Cannes - Grasse puisse être reliée à la ligne du Val de Durance et la ligne du Cheval Blanc. L’interconnexion des Prealpes de Castellane relierait Grasse à Mezel, au sud de Digne les Bains, puis à Mezel, une branche se dirigerait vers Manosque, tandis que l’autre se dirigerait vers Sisteron. On aura ainsi la possibilité d’atteindre respectivement Avignon et Grenoble depuis Nice, sans passer par Marseille. Même avec cette simple interconnexion, les Alpes de Haute Provence vont bénéficier du trafic ferroviaire grande ligne au départ de Nice, de même qu’un renforcement du réseau TER. Mais en plus, cette interconnexion des Préalpes de Castellane décongestionnerait bien plus efficacement la ligne historique entre Marseille et Vintimille que la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur pourrait le faire parce qu’elle offrait une meilleure desserte TER en desservant de nombreuses communes directement traversées par celle-ci, de même qu’elle ouvre un nouveau passage en PACA.<br /> <br /> Mais l’idéal serait tout de même de réaliser l’intégralité de la ligne ferroviaire jusqu’à Grenoble au départ de Nice en desservant à la fois Digne les Bains et Gap. La desserte de Gap est fondamentale sur ce projet et Alphonse Eugène Beau l’a bien compris au 19eme siècle. Actuellement le Conseil Régional est en train de réactiver le projet A51 entre Gap et Grenoble, les partisans de ce projet autoroutier prétendent qu’il n’y a pas d’alternative ferroviaire pertinente sur cette desserte, si on le traite de manière isolée c’est vrai. En revanche ce n’est pas vrai si on intègre cette desserte entre Gap et Grenoble dans un projet plus global, et c’est le cas de cette desserte ferroviaire entre Nice et Paris par les Alpes du Sud. Grâce à cela, la desserte ferroviaire entre Gap et Grenoble bénéficierait à la fois du trafic grande ligne au départ de Nice vers Paris et ailleurs, le trajet pourrait être réduit à une demi-heure entre les deux villes, impossible avec l’A51. On améliorait aussi la desserte ferroviaire dans le sud du département de l’Isère, Corps et la Mure seraient directement accessibles depuis Grenoble, mais aussi dans les Hautes Alpes avec la desserte ferroviaire du Champsaur depuis Gap. Tout cela n’est possible qu’avec une desserte ferroviaire entre Grenoble et Nice, et rien d’autres.<br /> <br /> Au delà, cette ligne ferroviaire entre Grenoble et Nice via la Mure, Gap, Sisteron et Digne permettrait non seulement à décongestionner efficacement la ligne Marseille - Vintimille, mais en plus revitaliserait non seulement les lignes Val de Durance et Cheval Blanc, mais aussi la ligne Livron - Aspres sur Buëch et la ligne des Alpes, ainsi il sera plus facile d’avoir une desserte ferroviaire entre Nice, mais aussi Marseille à Briançon en moins de trois heures, mais pas seulement. Cette ligne ferroviaire entre Grenoble et Nice permettrait un repeuplement des Alpes du Sud à long terme et cela faciliterait la réalisation du Tunnel du Montgenevre.<br /> <br /> En parallèle, il faudrait améliorer la desserte ferroviaire entre Nice et Turin via le Tunnel de Tende. Cela passe par une électrification intégrale de la ligne au sud de Limone. Puis une mise à double voie, dans un premier temps, dans les tunnels déjà aménagés pour cela. Mais l’idéal serait une mise à double voie électrique sur l’intégralité de l’infrastructure. En complément, il faudrait réaliser une deuxième interconnexion, l’Interconnexion des Prealpes de Nice. Celle-ci contournerait Nice par le nord, entre Cagnes et l’Escarène (via Nice - Saint Isidore, Nice - Gorbella : gare souterraine sous le Boulevard Gorbella au nord de Nice, St André la Roche et Contes) , elle serait comptée de deux branches, l’une entre Nice Aéroport et Nice - Gorbella, une autre entre St André la Roche et Monaco (via Drap et la Turbie). Pour terminer un évitement de Breil pour relier Sospel à Vintimille, de même qu’un évitement de Vintimille, cette dernière est une idée de l’ingénieur italien Mario Ing Rosso, permettant de relier Breil de même que Sospel vers Menton. On décongestionnerait là aussi efficacement la ligne Marseille - Vintimille en offrant la possibilité aux usagers des communes traversées par la nouvelle ligne ferroviaire de disposer d’une desserte TER. Par exemple pour les usagers du nord de Nice, ils n’auront plus besoin de prendre le train à Nice Ville pour se rendre à Monaco, ils pourront s’y rendre en partant de Nice-Gorbella. Enfin en additionnant la ligne du Cheval Blanc, le Val de Durance, l’Interconnexion des Prealpes de Castellane et l’Interconnexion des Prealpes de Nice, il serait possible d’envisager un passage adapté pour le fret ferroviaire en Cavaillon et Cuneo via Manosque, Grasse et Breil sur Roya sans emprunter la ligne Marseille - Vintimille.<br /> <br /> Pour améliorer la mobilité en PACA, en particulier le complexe réseau ferroviaire de cette région, vouloir résoudre les dysfonctionnements de celui-ci en proposant des projets isolés les uns des autres réalisés dans l’urgence, ce n’est pas la solution, dans ce cas là on n’aura pas d’alternative ferroviaire pertinente pour se passer de l’automobile. On doit avoir une vision globale et à long terme des différentes problématiques, les traiter ensemble et surtout aller au delà des sentiers battus pour y parvenir afin que l’on puisse avoir un réseau ferroviaire en PACA adapté aux besoins des usagers de la région.<br /> <br /> Cordialement
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I
Il faudra que Muselier nous explique comment il va faire pour relier Marseille à Briançon en moins de 3 h en train.<br /> vu l'état actuel de la ligne il faut au moins 10 ans de travaux (au rythme habituel) et 20 ans d'études !!!
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