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Quelle conduite de projet pour une percée ferroviaire sous le Montgenèvre ?

La voix de NOSTERPACA

Après le Conseil de développement tenu à Digne le lundi 25 novembre 2013 :

Le Président de NOSTERPACA s'adresse au Président de la Région :

à l’attention de Monsieur Michel VAUZELLE, Député,

Président du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur,

Vice-Président de l’Association des Régions de France

Bonjour Monsieur le Président

Des 3 corridors en France, de la page 5 de la conférence nationale sur le Fret ferroviaire, qui alimentent les échanges de notre association; celui n° 6 ou Corridor Méditerranée traversant l'Espagne, la France, l'Italie, la Slovénie et la Hongrie cristallise, plus particulièrement, notre attention.

Et pour cause : ce corridor n°6, s’il offre des itinéraires entre Valencia, Madrid, Barcelone, Marseille, Lyon, Turin, Milan, Vérone, Padoue, Trieste et Budapest, laisse apparaître, hormis le delta des BdR, une Région Provence-Alpes-Côte d’Azur toute blanche et surtout un espace en diagonale entre Marseille et Turin qui pourrait être comblé si tel est le souhait de nos instances régionales à l’Union Européenne pour le RTE-T.


Nous avons lu, comme tout un chacun, que l'une des plus ambitieuses missions confiées au corridor est l'allocation des capacités. En effet, les gestionnaires d'infrastructure et les organismes de répartition de capacité membres de chaque corridor ont confié à un guichet unique l'allocation et la commercialisation de sillons internationaux préconstruits et définis dans un catalogue de sillons.


Ainsi, les entreprises ferroviaires n'ont plus à s'adresser pour ces sillons qu'à un seul point de contact pour effectuer un parcours international, leur évitant ainsi de multiplier les démarches de demandes d'allocation auprès des différents pays traversés. Cette démarche et rationalisation et de simplification se traduira par des gains de temps significatifs pour les entreprises de transport.


D’autre part, ces 3 corridors, co-financés par l'Europe, sont dotés d'une gouvernance à deux niveaux composée d'un comité exécutif réunissant des représentants des autorités des pays de l'UE et d'un comité de gestion composé de gestionnaires de l'infrastructure, dont RFF. Ils s'appuient sur un Document d'information du corridor (CID) qui décrit le tracé du corridor, les projets d'investissements et les mesures pour l'allocation de capacité.

Bref, de la belle ouvrage!

Mais je reviens à notre “diagonale” qui n’a jamais encore était présentée à la Commission Européenne comme le moindre dossier éligible Montgenèvre lors des Appels à projets.

Car, vous l’aurez deviné, c’est la percée ferroviaire du Montgenèvre qui nous anime toujours et encore, encouragés en cela par la récente présentation d’ARCADIS à Digne-Les-Bains le 25 novembre dernier, jour de présentation du GT3 de la conférence nationale sur le Fret ferroviaire. Amère coïncidence!

Dois-je préciser, sous l’autorité de mes amis, que si la procédure européenne est une procédure d'appels à projets, depuis la sortie de la liste d'Essen en 1996, il y a eu environ une dizaine.

Et nos Autorités en charge de l'aménagement de notre territoire ou de notre système ferroviaire régional n'ont jamais répondu avec un projet Montgenèvre éligible. (Clé : Mme Loyola De PALACIO, Vice-Présidente de la Commission européenne, Bruxelles le 18-02-2002; et refus du représentant Français : Claude MARTINAND : http://www.ihedate.org/?+-Martinand-+)

- Si j’en crois la lecture de l’amendement 19 - ARTICLE 1, POINT 8 b) Annexe III, Extension du projet n° 6 (Décision n° 1692/96/CE) - axe ferroviaire Marseille-Turin avec le tunnel du Montgenèvre comme tronçon transfrontalier (2015), que je “rappelle” humblement : << Il est de l'intérêt européen que le projet permette de réaliser les raccordements manquants, notamment le raccordement transfrontalier ... Les Alpes représentent un obstacle naturel majeur pour le développement de plusieurs régions, dont Provence-Alpes-Côte d'Azur. Une liaison ferroviaire Marseille - Turin (via le Val de Durance et la percée du tunnel du Montgenèvre) permettrait, pour un coût raisonnable, de créer un tronçon transfrontalier à même de compléter l'axe Lyon-Turin et d'assurer un réel désenclavement des régions frontalières et de la vallée du Rhône. Enfin, la construction du tunnel du Montgenèvre permet de développer une nouvelle plateforme intermodale de transports à partir de Marseille. (RTET.040225.RpBradbourn.Xt) >>

Puis-je préciser que personne n'a fourni le dossier de projet permettant de concrétiser l'expertise du rapporteur européen Bradbourn !

Si depuis ces deux dates, rien n'a changé, nous savons qu’un nouvel appel à projets est en préparation. Alors nous souhaitons ardemment que la Région inscrive une belle page.

Autre remarque : La Commission Mobilité 21 a proposé le 27 juin 2013, pour le projet Montgenèvre, d'utiliser une procédure GECT ou Groupement Européen de Collectivité Territoriale, car elle estime que l’interopérabilité au niveau européen des réseaux ferroviaires doit être poursuivie avec constance, en particulier pour permettre une gestion continue des déplacements de marchandises et de personnes par-delà les frontières. Elle souligne l’intérêt des projets transfrontaliers de proximité figurant au SNIT (5), dont la réalisation se trouve aujourd’hui facilitée par la possibilité offerte aux régions de créer des groupements européens de coopération territoriale (loi n° 2013-431 du 28 mai 2013) ... et renvoi (5) en bas de la page 14 : Les projets mentionnés dans le SNIT sont notamment ... l’amélioration des liaisons ferroviaires entre les Hautes Alpes et le Val de Suse en Italie via le Montgenèvre, ou encore ...

- Existe-t’il un début de commencement de mise en oeuvre de cette procédure? Nous souhaiterions en avoir connaissance.

Je reviens à Digne pour conclure et préciser qu’ARCADIS a choisi d’utliser le TRI ou Taux de Rentabilité Interne : http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_rentabilit%C3%A9_interne, pour démontrer la non rentabilité du projet Montgenèvre. C’est tout de même bizarre, ce choix proposé par des services de la Région! Et pour quelle stratégie ?

Que nous sachions, ni le projet Saint Gothard, ni a fortiori le projet Lyon-Turin, n'ont été décidés sur un critère TRI.

Si l’objectif du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, comme nous le supposons toujours, est la réussite de la percée ferroviaire du Montgenèvre, nous demandons à ce qu’une autre institution qu’Ingerop Rhône Alpes ou Arcadis s’empare de ce projet et qu’un débat public soit prévu au plus tôt.

 

Quelle conduite de projet pour une percée ferroviaire sous le Montgenèvre ?

S.P 10/01/2014 16:09

D'accord avec l'article, un projet comme le Montgenevre est tellement structurant qu'un TRI est bien insuffisant pour le juger. D'autant que tout dépend ce qu'on monétarise et à quel cout.

En soit ça devient très qualitatif que de relier les Hautes Alpes vers le réseau TGV par le nord, et les Alpes de Hautes Provence par le sud via Avignon. Mais qu'est ce que ça coute de les en exclure comme actuellement ?

Attention néanmoins à ne pas réduire les fonctionnalités du projet si c'est pour le rendre "austérité compatible".
Il ne doit pas être question d'une petite ligne touristique de montagne avec rupture de charge des 2 cotés. L'intégration de Briançon et Gap au réseau TGV est primordiale (même si le projet est phasable pour cela). La liaison voyageur Marseille Turin doit être sans rupture de charge.
La liaison fret doit être performante : on ne recreusera pas un 2nd tunnel si on prévoit le 1er trop étroit.
Ensuite on pourra toujours améliorer la partie Aix Briançon etc...

A noter aussi que concernant le fret, la valorisation du Montgenevre pourrait consister à chiffrer ce que cela couterait de rendre mixte l'infra prévu entre Nice et Marseille (sans doute un surcout de quelques milliards d'euros), et qu'il devient alors raisonnable et avantageux de spécialiser la ligne nouvelle Marseille Nice pour les voyageurs, le fret littoral pouvant emprunter la ligne littorale, et de faire passer le fret de transit par le Montgenevre

Bon courag

Gilles06 13/01/2014 15:47

Bonjour Secteur Public

Tout d’abord bonne année et meilleurs vœux pour 2014.
J’ai réalisé il y a quelques semaines un PDF très documenté et détaillé sur une proposition de projet NLF Lyon-Grenoble-Nice. Je serais ravi de vous l’envoyer ou de vous le faire partager de vive voix. Cela éviterait de parler dans le vide !!!
En ce qui concerne la réouverture de la ligne Digne-Saint Auban, mettez-vous à la page car depuis novembre dernier, le Conseil Général des Alpes de Haute Provence et le gouvernement français ont privilégié l’option routière pour désenclaver Digne les Bains.

Voici la raison évoquée par le président du CG04 recueilli sur le site Haute Provence Info.com

" Ma position est claire, même si elle peut ne pas être partagée, je considère que c'est par la route que nous pourrons être les plus réactifs en ce qui concerne le désenclavement de Digne-les-Bains"

http://www.hauteprovenceinfo.com/article/03/11/2013/pas-davenir-immediat-pour-la-ligne-ferroviaire-digne-saint-auban/3352

On peut certes regretter cette décision, car j’ai signé la pétition pour la réactivation de la ligne Digne St Auban. En même temps on comprend cette décision car avec la Ligne du cheval Blanc, Digne se trouve isolé de tout axe de communications majeurs ce qui n’incite pas à sa réouverture, une liaison Grenoble Nice pourrait changer la donne.

http://boulesteix.blog.lemonde.fr/2009/06/30/fiat-lgv/

« Enfin, le plan Freycinet prévoyait « un axe rapide Lyon-Grenoble-Gap-Digne-Nice ». Si seulement cela avait pu être réalisé, non seulement, il n’y aurait même pas besoin de LGV aujourd’hui, mais en plus, ces bouts de lignes qui existent, au lieu d’être desservi seulement par des TER, bénéficieraient d’une desserte nationale. »

Auteur : « Secteur Public », le 8 Juillet 2009, dans Marseille, Science, Innovation et Société – Blog de Jean Jacques Boulesteix

A médier

Cordialement

S.P 10/01/2014 15:35

La liaison vers Nice n'est pas "que" vers Nice, elle est entre Marseille et Nice, et c'est ainsi qu'elle participe à la fois des relations nord sud et des relations sur l'arc méditerannéen : en quoi serait-il logique que pour l'éternité une ville comme Nice soit à plus de 2h de train de sa capitale régionale, plus loin d'Avignon que ne l'est Toulouse ?

L'association entre une NLF Lyon-Grenoble-Nice (à quel cout ! Il ne tient qu'à vous d'affirmer que c'est moins que le Lyon Turin) et le Montgenevre est opportuniste, car en relisant vos commentaires sur d'autres sites, on constate que vous mettiez le Montgenevre dans la liste des projets à supprimer (avec Lyon Turin et Marseille Nice), au profit de Lyon Grenoble Nice.

Juste sur l'interface avec le Lyon Turin, le projet du Montgenevre n'est pas dépendant du tunnel international (venant de Briançon et pour aller tant vers Turin que pour retourner vers Lyon, on ne peut pas le prendre). Par contre, les accès au tunnel international (Lyon St Jean de Maurienne), pourrait aussi accélérer l'accès au Montgenevre (dans l'optique des liaisons Paris Lyon Hautes Alpes

Pour désenclaver les Hautes Alpes, et éviter la route, il faut des projets réalistes et le Montgenevre en fait partie, tout comme Digne St Auban, l'acces des TGV Avignon Pertuis Digne.
Car si le projet ferrovaire concurrent d'une A51 de seulement quelques milliards d'euros, c'est un Lyon Grenoble Nice à 40 milliards d'euros, le choix sera vite tranché.

Par ailleurs je n'ai pas bien compris l'argumentation consistant à imputer au Montgenevre un report modal vers la route du à la réalisation de l'A51.

Une ligne Lyon Grenoble Nice se fera peut-être un jour, mais c'est peu de dire qu'il y a plus prioritaire avant... et surtout plus réaliste et déjà plus avancé. Et c'est pourtant déjà si dur de faire avancer ces projets...

Gilles06 14/01/2014 21:23

Cher Secteur Public

Revenons sur votre question concernant le rapport entre Montgenèvre et Autoroute A51.

Il ne s’agit certainement pas pour moi d’incriminer tous les partisans du Montgenèvre, à commencer par nos amis de NOSTERPPACA qui sont clairement opposé au projet A51 et on une vision très intègre du projet et on doit les saluer pour cela.

Mais d’autre qui parlent de report modal n’ont probablement pas cette même intégrité

Sur ce site qui est pour le Montgenèvre http://www.projets-ferroviaires.com/ voici une petite phrase qui résume bien cela : « Le site L. P.F.H-A soutien le site A51 Grenoble – Marseille dont vous êtes invité à le visiter ».

Ou alors, sur le PDF du sénateur des Hautes Alpes, Pierre Bernard Raymond, sénateur des Hautes Alpes
« IL N’Y A PAS D’ALTERNATIVE FERROVIAIRE A L’A 51 SUR L’AXE GAP – GRENOBLE » , la petite phrase de fin est révélatrice de cette ambigüité. « Je crois néanmoins que les études envisagées pour le Montgenèvre sont utiles et que même si les chances de réussir sont minimes elles valent la peine d’être tentées. Je suis d’ailleurs le fondateur du SETUMONT, «société d’Etudes pour le Tunnel sous le Montgenèvre ».
http://www.senateur-pbr.fr/fileadmin/user_files/A51/FICHE_11_-_IL_N_Y_A_PAS_D_ALTERNATIVE_FERROVIAIRE.pdf
Enfin vous pouvez vérifier par vous-même que le projet A51 est loin d’être mort allez visiter le site du CG05 et vous comprendrez mieux.
http://www.cg05.fr/3447-a51-maintenant-petition-pour-le-prolongement-de-l-autoroute-a51.htm

La NLF Lyon Grenoble Nice est la meilleure manière de répondre à la supercherie affiché par notre ami sénateur sur ces arguments Gap Grenoble.

Comme quoi peut être que certains opposant de la LGV PACA sont à la solde de VINCI Autoroute, mais on ferait mieux de vérifier si certains partisans de projets ferroviaires ne le sont pas autant, voir plus.

A méditer

Cordialement

Gilles06 13/12/2013 10:34

Bonjour Mr Soulet

Tout d’abord merci de cet échange fructueux.

Il ne s’agit pas pour moi de dénigrer le projet du Montgenèvre, il a le grand mérite de permettre de relier l’Italie du Nord depuis les Alpes Provençales et pour les trains de marchandises, même si on pourrait aussi passer par la ligne de la Roya entre Nice et Turin. Mais pour faire venir des TGV, le Tunnel du Montgenèvre et la ligne du Cheval Blanc ne sont pas une garantie pour les Alpes Provençales. On reste à la fois tributaire de la LGV Méditerranée dont les risques de saturation ne sont pas à écarter, et la LGV Lyon Turin dont je sais que Nosterpaca est farouchement opposé à juste titre parce qu’elle ne rend pas service aux Alpes Provençales. Aussi, il ne vous a pas échappé que le Conseil Général des Alpes de Haute Provence a décidé de privilégier la solution routière à la solution ferroviaire pour désenclaver Digne les Bains, décision fort regrettable. Or la ligne St Auban Digne permettait de relier Grenoble à Nice par train sans passer par Marseille. Cette donne rend la Ligne du Cheval Blanc inadaptée pour faire venir des TGV vers Digne. La NLF Lyon-Grenoble-Nice offrirait de bien meilleurs débouchés car elle positionne Digne et les Alpes Provençales sur un lieu de passage majeur entre Nice et Paris avec 10 fois plus de TGV, des temps de parcours et distances plus attractifs, et bien plus de destinations possibles.

Quant au problème de l’A8 je le connais trop bien, ma ville, Cagnes sur Mer a été défigurée par cette infrastructure et je vois des bouchons au quotidien. Le Tunnel du Montgenèvre a au moins le mérite de décongestionner l’A8, mais une menace n’est pas écartée pour autant, celle du projet de l’A51 entre Gap et Grenoble. Même si le Rapport Duron a épinglé ce projet, le CG05 est en train d’organiser une pétition en ligne afin de réactiver celui-ci. Malgré les bonnes intentions du Montgenèvre on pourrait assister à un transfert de l’A8 vers l’A51 pour relier l’Espagne vers l’Italie du Nord mais aussi vers l’Allemagne en passant par Grenoble et Genève évitant à la fois l’A8 et l’A7 avec beaucoup de camions sur les belles régions du Champsaur et du Valgaudemar. Une telle perspective pourrait faire du tort au projet du Montgenèvre parce que la logique des entreprises est encore de privilégier la route au rail pour une affaire de coût, or comme vous il est urgent que le ferroviaire remplisse cette fonction.

Si on veut permettre un report modal efficace de la route vers le rail il faut d’abord écarter la menace de l’A51 entre Gap et Grenoble en proposant des temps de parcours attractifs entre le reste de la France et les Alpes Provençales, mais pour cela il faut profiter d’une liaison vers Nice pour y parvenir. La NLF Lyon-Grenoble-Nice pourrait être le meilleur allié pour votre projet du Montgenèvre et de la Ligne du Cheval Blanc et c’est un atout pour reconquérir la PACA au niveau ferroviaire.

Cordialement

Gilles06 11/12/2013 20:55

Bonjour

Si le Tunnel du Montgenèvre n’avait comme seul objectif de servir de lien transfrontalier vers l’Italie du Nord, le projet mériterait d’être clairement soutenu. Il est normal d’avoir des échanges transfrontaliers, et que cela profite aux régions traversées, or ce n’est pas le cas dans la manière dont il est présenté.

Le projet du Montgenèvre, tel qu’il est conçu, est fait de supercheries qui ne profitent pas vraiment aux Alpes Provençales.

On veut faire croire que grâce au Montgenèvre on va assister au « report modal » de la route vers le ferroviaire. C’est oublier que le fondateur de la société en charge de ce projet est un fervent partisan de l’expansion de l’Autoroute A51 entre Gap et Grenoble. On sait que le conseil général des Hautes Alpes envisage de réactiver ce projet A51 en organisant une pétition en ligne sur son site. On va voir plein de camions entre Gap et Grenoble et ils seront de plus en plus nombreux si l’A51 est réalisée à circuler dans les Alpes Provençales et Dauphinoises, afin d’éviter l’A7, et on parle encore de « report modal » ?

Autre supercherie de taille c’est de faire croire que le Montgenèvre va désenclaver les Alpes Provençales, avec une venue de TGV, on peut en douter, et on peut trouver mieux, plus court et plus rapide. En réalité c’est un prétexte pour permettre d’imposer aux Alpes Provençales un désenclavement plus motivé par les intérêts économiques et industriels de Marseille et surtout de son activité portuaire, mais cela ne profite pas forcément aux régions traversées.

Or pour désenclaver les Alpes Provençales on a mieux à proposer et plus directe que la Ligne du Cheval Blanc et le Tunnel du Montgenèvre, il s’agit de la NLF Lyon-Grenoble-Nice. Il s’agit d’un axe qui ne passe pas par la vallée du Var, mais par Castellane, adaptée pour la grande vitesse (soit ligne mixte soit LGV) qui permettrait de réduire la distance entre Nice et Paris en passant par les Alpes Provençales et Grenoble, de 150 à 200KM par rapport à l’option via Marseille avec un coût en ouvrages moins chère que la LGV Lyon Turin. On permet aux Alpes Provençales de se trouver sur un important passage de TGV allant de Nice au reste de la France à commencer par Lyon et Paris, cela correspond à 30 TGV par jour au minimum susceptible de s’arrêter dans ces départements. Toutes les Alpes Provençales pourraient être desservies à l’aéroport de Nice, deuxième aéroport de France, par train en moins de 2 heures pour être connectées vers l’international avec des destinations comme New York ou Dubai, destinations mal ou non desservies depuis Marseille ou Turin. On permet surtout de rendre impossible la réalisation de l’A51 entre Gap et Grenoble pour que le « report modal » soit assurée. Il serait dommage de se limiter au seul Tunnel du Montgenèvre qui ne suffit pas pour désenclaver les Alpes Provençales, on a besoin d’un axe ferroviaire bien plus important, et la NLF Lyon-Grenoble-Nice est l’axe vital pour cela.

Cordialement

Gilbert SOULET 13/12/2013 08:36

Bonjour à tous,
Et merci Gilles06 de votre commentaire;
Toutefois, permettez une remarque préliminaire : Le commentaire que vous faites au billet sur le corridor n°6 du RTE-T ne défend pas la percée ferroviaire du Montgenèvre et c’est votre droit légitime; Vous l'utilisez de plus pour remettre le couvert sur une liaison Lyon-Grenoble-Nice lue le 26 septembre 2013 : http://www.webtimemedias.com/article/vos-reactions-une-ligne-ferroviaire-grenoble-nice-serait-plus-pertinente-20130926-53135;
Et encore le 7 novembre 2013 dans "Saturation ferroviaire PACA : On paye l’absence du Grenoble-Nice" par Gilles06 : http://www.webtimemedias.com/article/vos-reactions-sur-la-nlf-paca-la-solution-dune-ligne-grenoble-nice-20131107-53486;

Ma conclusion : Je ne suis pas opposé à une relation Grenoble-Nice mais je défends mordicus, avec mes Amis de l'association, cette trouée sous le Montgenèvre ainsi que l’itinéraire Cheval-Blanc-Val de Durance pour libérer l’A8 des PL et l’étranglement à Vintimille.
Cordialement,

Gilbert SOULET

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